Need For Speed Prostreet : making-of (partie 2)

Cet article fait suite à la première partie du making of de Need for Speed Prostreet publiée le 6 décembre 2007.

Les pilotes clandestins
- Je l’avoue, j’ai participé à des courses illicites.
- Hé ! A ta place je me tairais !
- Ok, j’en suis pas forcément fier…
- Tu sais que maman risque de t’entendre ?
- Bof, t’en fais pas elle s’est jamais douté de rien.
Je suis sur que la plupart des pilotes commencent dans la rue, parce que c’est simple, c’est cool… Comme tout le monde, on a envie de trainer avec ses potes et de faire les andouilles avec nos voitures. Le drift, ça marche vraiment très fort au Japon. Là bas, c’est vraiment le top. Moi, à 13, 14 ans, j’allais voir toutes les courses. Le jour de mes 16 ans, j’ai eu une Honda Civic modèle 91. J’ai passé mon permis, puis je suis allé voir un pote et le jour même, elle avait des suspensions rabaissées. Et le soir venu, je suis allé faire un rodéo à Long Beach. Tous les pilotes que nous croisons ont un passé de pilote clandestin. Ils ont des tas d’histoires à raconter, des rodéos disputés sur des autoroutes, leur meilleur souvenir de course départ arrêté sur un boulevard. Tous les pretextes étaient bons. On faisait la course en rentrant chez nous et on roulait à fond la caisse.

L’accident n’est jamais loin
Forcément, on a bousillé quelques voitures. Ou alors on s’arrêtait parce qu’on en demandait trop à la mécanique. On faisait aussi souvent ce qu’on appelle le « grand huit ». Ca se jouait sur des bretelles et des autoroutes qui formaient comme un grand huit. Les pilotes partent à quelques secondes d’écart, et le premier qui rattrape l’autre a gagné. Avant, j’étais employé dans des hôtels super classes. Je garais les voitures des clients, des super caisses évidemment ! Alors je partais les essayer un petit peu, voir ce qu’elles avaient dans le ventre. Je faisais un peu de drift avec, je faisais fumer les pneus en remontant le boulevard. Je prenais une voiture, je montais dedans, et j’allais faire l’andouille, sur des parkings par exemple. Et puis en progressant, vers 17-18 ans, j’ai commencé à m’aligner face à des pilotes japonais sur des parcours un peu plus difficiles. Un jour un type s’est amusé à percuter un concurrent en course. Vous êtes en train de piloter et d’un seul coup vous entendez « boum » ! Et vous voyez un concurrent qui vient frotter son rétro au vôtre. Attention, tout ceci se passe à plein vitesse, et bien sûr, ça tape quand on s’y attend le moins ! Vous roulez vite, vous faites la course avec des potes, et d’un seul coup, un de vos concurrents vous arrache un rétro. Moi aussi j’ai commit des erreurs. Les rodéos clandestins ont failli me coûter cher et je n’ai plus envie de prendre autant de risques. Les pilotes ne sont pas forcément tous des fous du volant, seulement ils n’ont nulle part où aller. Aucun endroit n’est prévu pour ça. Quand j’avais 17 ans, aucun endroit ne me permettait de piloter. Il n’y avait pas le moindre circuit.

Quoi, 50 à l’heure ? Je peux rouler à plus de 100 en driftant !
De temps en temps, on allait jusqu’aux canyons. Enfin, je veux dire, on fonçait jusqu’aux canyons. On faisait des rodéos, des courses d’accélération. A l’époque, personne ne pensait à faire des rodéos. A part trainer dans ton quartier ou faire du skateboard, y’avait rien à faire à part aller faire un tour dans le quartier d’à côté. Et d’un coup, on s’est mis à faire ça et on a tout de suite adoré. C’est notre truc à nous, point barre. Moi aussi j’ai essayé de drifter dans les rues, mais en fait je préfère les courses pro. Sur l’autoroute, vous hallucinez quand vous voyez les limitations de vitesse… Vous vous dites « quoi, 50 à l’heure ? Je peux rouler à plus de 100 en driftant ! ». Je ne fais de mal à personne, je ne vole rien à personne. Ok, je suis en infraction avec le code de la route, mais… Je pense que je ne fais rien de mal en fait. Et bon, c’est vrai que parfois je me fais pincer, mais la police ne me rattrape pas souvent. Disons que je mène au score.
Les rodéos urbains, moi ça me fait rire. C’est juste des jeunes qui pètent les plombs. Ca a l’air cool comme ça, mais au final tout le monde se rend compte que les courses de rue sont surtout dangereuses la plupart du temps. Quand ça tape, ça fait mal. Un jour j’ai percuté une voiture qui arrivait en sens inverse. On s’en est sortis indemnes tous les deux mais vous savez, les accidents sont plus nombreux qu’on ne le dit.

Rouler aussi vite en ville, ça n’a aucun sens.
Il y avait une voiture devant moi, le pilote a perdu tout contrôle et la voiture a fini en miettes. Quand vous êtes témoin d’une scène pareille, je me disais que dans cette voiture, ça aurait pu être moi. Maintenant, ça s’est un peu calmé. Les flics vous conseillent de ne pas trop trafiquer votre voiture. Franchement, ça s’arrête la, mais on voit pas mal de Honda, des japonaises. Si vous vous faites arrêter, si vous en redemandez, si vraiment c’est le seul truc qui vous branche alors oui, vous êtes un danger public. Rouler aussi vite en ville, ça n’a aucun sens. Vous risquez de vous faire confisquer votre voiture, vous risquez de tuer quelqu’un. Non vraiment, ça n’a aucun sens.

Le rodéo urbain légal, c’est le top non ?
Nous menons des opérations spéciales dans le cadre de notre partenariat avec le circuit d’Irwindale. Le but était de promouvoir un endroit légal pour piloter. En dressant leurs contraventions, les policiers faisaient passer le message : pour 20 dollars, vous pouvez aller piloter légalement tous les jeudis soir, ce sont des courses de rue légales où tout le monde est le bienvenu. Après un petit exament de sécurité, vous pouvez participer à des courses d’accélération tout la nuit. Si vous avez un permis de conduire et une voiture, du moment qu’elle est homologuée, vous pouvez y aller ! A vrai dire, le site en lui-même n’a rien de génial, c’est juste un bout de bitume avec une petite tribune à côté d’un parking. Mais le jeudi soir, les épreuves d’accélération transforment l’endroit. Il y’a des centaines de voitures qui se pointent à la nuit tombée. On a en moyenne 250 voitures tous les jeudis soir. Si la météo est bonne, on peut avoir plusieurs milliers de spectateurs. Le rodéo urbain légal, c’est le top non ?

Faites pas ça, les enfants.
Pour nous, passer de pilote clandestin à pilote pro est plutôt naturel. Les courses sauvages en ville, on finit par s’en lasser. J’ai un passé plutôt chargé, et j’ai compris finalement qu’il était beaucoup moins risqué de courir sur circuit qu’en ville. Dans une course clandestine, vous avez du mal à cerner vos limites. Sans chronomètre, c’est difficile de savoir si vous progressez. Vous savez si vous avez gagné ou perdu, mais pas si vous avez fait mieux. On sait bien que les rodéos clandestins ne s’arrêteront pas du jour au lendemain. Tout ce que je peux dire, et là dessus vous pouvez me croire, c’est que j’ai moi-même participé à des rodéos (NDPanda : c’est le lieutenant de police qui parle). Moi aussi j’ai fait la même chose par le passé, mais j’ai vu tellement d’accidents, j’ai vu des gens mourir lors de rodéos…
Je participe à beaucoup d’épreuves en tous genres et je peux discuter avec le jeune public. C’est important qu’un type comme moi leur dise « faites pas ça, les enfants ». Ce que je leur dit c’est que tôt ou tard, les accidents finissent par arriver aussi vrai que deux et deux font quatre. Quand vous pilotez sur circuit, que vous luttez pour signer le meilleur temps ou le meilleur score, en grip comme en drift, vous pouvez vous lâcher totalement et obtenir de bien meilleurs résultats. Si vous aimez la course, allez piloter sur un circuit, c’est comme ça que vous progresserez le plus. Vous gagnerez un maximum d’expérience et en plus vous vous amuserez.

On vous conseille vraiment de courir sur circuit. C’est vraiment l’endroit pour le faire.

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1 commentaire sur “Need For Speed Prostreet : making-of (partie 2)”

  1. Need For Speed Prostreet : making-of (partie 1) | Drift Blog dit :

    [...] seconde partie du making of de Need for Speed Prostreet a été publiée le 11 décembre [...]

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